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Méthodologie de l'annuaire
Un annuaire ne vaut que par la confiance qu'on peut lui accorder, et cette confiance ne se décrète pas, elle se justifie. Un lecteur qui s'oriente à partir de ces fiches engage parfois des années d'études et des sommes considérables, il est donc en droit de savoir sur quoi repose ce qu'on lui présente. Cette page explique comment l'AFP est construit, ce qu'il recense, ce qu'il ne fait pas, et selon quelles règles. Elle est la contrepartie de sa promesse : un annuaire documentaire, non exhaustif, sans notation ni recommandation. Dire ce qu'on fait et s'y tenir vaut mieux que promettre une exhaustivité qu'aucun annuaire honnête ne peut tenir.
Ce que l'annuaire recense, et ce qu'il ne fait pas
L'AFP recense les formations françaises en psychologie, publiques et privées, et distingue nettement celles qui donnent accès au titre protégé de psychologue de celles qui ne le donnent pas. Cette distinction est la raison d'être de l'annuaire, la ligne qui traverse chaque fiche. Il n'attribue aucun titre, ne requalifie aucune formation, ne note ni ne classe les établissements et ne recommande personne, parce que ce ne sont pas là ses fonctions et qu'aucune de ces prétentions ne serait légitime. Il rassemble des informations comparables et datées pour aider à s'orienter, en renvoyant toujours à la source officielle, de sorte que le lecteur puisse vérifier lui-même et décider par lui-même. L'annuaire éclaire, il ne choisit pas à la place de celui qui le consulte.
La règle d'or : ne rien inventer
La règle qui gouverne tout le reste est de ne recenser que ce qui est visible et vérifiable sur Internet, sans rien deviner. Elle a l'air modeste, elle est en réalité contraignante, car elle interdit tous les raccommodages par lesquels un rédacteur pressé comble les vides. Une information absente de la source consultée n'est pas remplacée par une supposition, si vraisemblable soit-elle : elle est signalée comme indisponible, à sa date. Un chiffre que l'on croit connaître, une condition que l'on suppose inchangée depuis l'an dernier, un détail que l'on tient d'ailleurs que de la source officielle n'ont pas leur place dans une fiche. Chaque fiche indique la date à laquelle elle a été vérifiée et la nature de la source, afin que le lecteur mesure lui-même la fraîcheur et la solidité de ce qu'il lit. Une information datée et sourcée vaut mieux qu'une information complète mais invérifiable.
Comment est jugé l'accès au titre
L'accès au titre de psychologue ne dépend jamais du statut public ou privé de l'établissement, et c'est un point que le sens commun se représente souvent de travers. Seul un diplôme national de master mention psychologie ouvre le titre. Une licence seule, un diplôme d'université, un diplôme propre d'établissement ou un diplôme étranger non reconnu ne le donnent pas, quels que soient par ailleurs leur qualité et leur sérieux. Le critère n'est ni la réputation ni le prix ni l'ancienneté, il est juridique, et il ne souffre pas d'exception d'appréciation. Un institut privé qui délivre, en convention avec une université ou sous jury rectoral, un master national mention psychologie ouvre donc le titre au même titre qu'une université publique, parce que c'est bien le diplôme national qui est en jeu, non l'enseigne sous laquelle il est préparé. Juger l'accès au titre revient toujours à cette question, et à elle seule : le diplôme visé figure-t-il parmi ceux que la loi reconnaît.
Le cas des diplômes d'université
Les diplômes d'université et interuniversitaires, les DU et DIU, sont recensés parce qu'ils structurent la spécialisation et qu'ils occupent une place réelle dans les parcours, mais leur inscription obéit à une règle stricte. Ne sont retenus que ceux dont la page officielle montre qu'ils sont ouverts aux psychologues, la citation du public admis étant conservée pour que le lecteur juge sur pièces plutôt que sur parole. Les diplômes réservés aux seuls médecins sont écartés, non par mépris de leur valeur, mais parce qu'ils n'ont pas leur place dans un annuaire destiné à la psychologie. Un DU ne confère jamais le titre, il approfondit un champ, et l'annuaire tient à ce que cette limite reste lisible sur chaque fiche, faute de quoi la spécialisation se confondrait dans l'esprit du lecteur avec la qualification qui, seule, autorise l'exercice.
Les sources
Le recensement s'appuie sur des sources officielles, et cette hiérarchie des sources n'a rien d'accessoire. Les plateformes nationales servent pour les licences et les masters, le répertoire national des certifications professionnelles pour les titres, l'annuaire des écoles doctorales pour les doctorats, les listes des agences régionales de santé pour le titre de psychothérapeute, et surtout les sites des établissements eux-mêmes, qui font foi lorsqu'il s'agit des conditions concrètes d'une formation. Les listes spécialisées de la profession complètent le dépouillement des diplômes d'université, là où l'information officielle est dispersée. Recouper une fiche à sa source, c'est en dernier ressort remonter au document que l'établissement ou l'administration publie sous sa responsabilité, jamais à une reformulation de seconde main.
Limites et mises à jour
L'annuaire n'est pas exhaustif et ne prétend pas l'être, et cette limite mérite d'être dite sans détour plutôt que masquée derrière une apparence de complétude. Les formations ouvrent, ferment, changent d'intitulé ou de conditions, les liens officiels se déplacent, et ce qui était juste au moment de la vérification peut cesser de l'être quelques mois plus tard. C'est un instantané, revu régulièrement, jamais figé, et il faut le lire pour ce qu'il est. Une erreur ou un oubli peuvent subsister, comme dans tout travail de recensement mené à la main : ils se corrigent à la source, en vérifiant l'information sur le site de l'établissement avant toute démarche, seule précaution qui protège vraiment celui qui s'engage.
Ce que cette rigueur protège
La méthode peut sembler austère, faite de réserves et de renvois, et l'on pourrait lui préférer un annuaire plus affirmatif, qui trancherait et recommanderait. Ce serait un mauvais service rendu au lecteur. Dans un champ où la confusion entre les titres nourrit des vocations mal orientées et parfois des investissements ruineux, la retenue est une forme d'égard. Ne rien inventer, dater chaque information, séparer nettement ce qui ouvre le titre de ce qui l'approfondit, renvoyer toujours à la source : ces règles n'ont pas d'autre objet que de laisser au lecteur les moyens de décider par lui-même, en connaissance de cause, sans qu'un annuaire décide à sa place ni ne le berce d'assurances qu'il ne pourrait pas tenir.